A force de chercher à rentrer dans le toujours plus précis, on en oublie parfois l’essentiel. Avec les articles de la rubrique « back to basics », je vais essayer de revenir sur des notions fondamentales du web. Premier sujet traité le SEO, un mot de trois lettres à l’importance capitale dans toutes les stratégies digitales. Attention, ce sujet est voué à évoluer en fonction des différentes actualités, notamment des évolutions liées aux algorithmes des différents moteurs de recherche. Deuxième avertissement, le sujet du SEO est d’une complexité telle qu’il peut être traité sous différents aspects : marketing, technique, financier, … Nous essaierons de traiter le maximum de points, sans pousser trop loin dans les détails.

C’est quoi le SEO ?

La première question à se poser est simple : c’est quoi le SEO ? Déjà, SEO signifie « Search Engine Optimization », ce qui ne vous en dit pas beaucoup plus si vous n’êtes pas familier de la langue de Shakespeare. En français, on pourrait le traduire non littéralement par « Optimisation du référencement naturel ». Seconde question, c’est quoi le référencement naturel ? Le référencement naturel correspond à l’apparition de résultats suite à une recherche dans un moteur de recherche comme Google, Bing ou Yandex (nous parlerons de Yandex plus tard), en rouge dans le screenshot ci-dessous :
Et oui, quand le web compte plusieurs millions de millions de pages individuels, il est important que les moteurs de recherche classent les résultats de vos recherches.
Le SEO est donc différent du SEA, Search Engine Advertising, qui correspond à la partie « publicité » liées à vos recherches, en rouge ci-dessous :
search-engine-advertising
Enfin, le SEO + le SEA = SEM, Search Engine Marketing.
search-engine-marketing

Google, encore et toujours

Jetons maintenant un coup d’oeil au paysage des moteurs de recherche en France et à l’étranger.

Les chiffres sont purement impressionnants, Google truste 92,9% du marché de la recherche en France, 93,5% du marché UK ou encore 96,7% du marché espagnol : les poursuivants se partagent les miettes, en Europe.
A l’étranger, les conclusions diffèrent en fonction des zones. En Russie, par exemple, Yandex, moteur de recherche soutenu par l’Etat, est le leader. Aux Etats-Unis, pays où Microsoft bénéficie encore d’un ancrage puissant, Bing s’accroche et conserve 18,7% du marché de la recherche. Enfin, autre zone géographique notable, la Chine où Google a connu de nombreux déboires et où Baidu truste 65% du marché.
La conclusion peut donc paraître relativement simple : en fonction de vos cibles ou clients, vous ne chercherez pas à optimiser vos sites pour les mêmes moteurs de recherche.

Comment fonctionne le référencement ?

Pour comprendre les bases du SEO, il est nécessaire d’intégrer la façon dont fonctionne un moteur de recherche. La vidéo ci-dessous, produite par Google, synthétise remarquablement les différentes étapes du process de référencement :

  1. bots – les bots sont des petits « robots » qui passent sur vos pages pour en détecter le contenu. Pour naviguer, ils passent de lien en lien, passant ainsi d’un page à l’autre. Si l’une des pages de votre site internet ne dispose pas d’URL interne ou externe, le parcours du bot s’arrêtera donc sur cette dernière. Cette action, passer de page en page, s’appelle le crawling.
  2. indexation – un fois que les bots sont passés sur toutes les pages de votre site web, celles-ci vont être classées dans un index (un peu comme on classe des livres dans une ÉNORME bibliothèque).
  3. algorithme – une fois que vous avez effectué votre recherche, les algorithmes rentrent en action. En fonction de plusieurs centaines de critères combinés (poour Google, un peu plus de 200), le moteur de recherche va classer les résultats correspondant à votre recherche.

SERP ?

On passe d’un mot barbare de 3 lettres à 4 avec SERP qui signifie Search Engine Result Page. Concrètement, cela correspond à l’affichage des résultats et au classement des ces résultats suite à une recherche. Prenons l’exemple de la recherche « converse jaune » sur Google, le résultat obtenu est le suivant :
Le SERP, à un instant T, est donc :
  1. Amazon
  2. Shopoon
  3. Zalando
  4. Rue du Commerce

résultats Google pour une recherche converse

Etc etc.
Je ne suis pas certain qu’il soit nécessaire de la préciser mais, plus votre position est bonne, plus vous avez de chances d’attirer les clic. Les chiffres différent en fonction des études mais il semblerait que la première page des résultats de Google drive 70% des clics !!

Les critères à prendre en compte dans votre référencement naturel

Comme vu précédemment, une fois vos pages indexées, reste au moteur de recherche à proposer, classer et afficher dans les résultats de la recherche une page en fonction des recherches réalisées par un utilisateur. La difficile question à laquelle tous les moteurs de recherche cherchent à répondre est la suivante : quelle est la réponse la plus appropriée à une recherche donnée ? Aussi, pour tenter de proposer les résultats les plus adéquats, chaque moteur de recherche dispose d’un algorithme qui, en fonction de très nombreux critères va décider d’afficher tel ou tel résultat dans tel ou tel ordre. Par exemple, le moteur de recherche Google dispose de près de 200 critères dans son alogrythme. Oui, 200 (c’est énorme).
Pour classer ces critères, nous pouvons les diviser en deux parties distinctes : les critères inpage et les critères offpage, tout simplement. Assez logiquement, les critères inpage concernent les aspects propres à vos pages et offpage externe à celles-ci. Petit florilège non exhaustif de ces critères.

InPage

  1. Le nom de domaine : et oui, votre nom de domaine a un impact sur votre SEO. Par exemple, si vous lancez un site internet vendant des plantes vertes, disposer d’un nom de domaine intégrant ces mots clés est intéressant. Attention, Google tend à réduire la puissance de ce critère dans son algo.
  2. Le nom des urls : toujours dans la même logique, la construction de vos URLs est importante. Soyez cohérent entre le contenu des vos pages et la construction de vos URLs et veillez à ne pas générer des URLs automatiquement du type
  3. Disponibilité d’une version mobile : Une grande part du trafic web, voir une majorité en fonction des heures, des usages et des populations, est aujourd’hui mobile. Les algorithmes des moteurs de recherche prennent en compte cette évolution en cherchant dans votre site une version mobile de celui-ci.
  4. Vitesse du site : les utilisateurs n’aiment pas les sites lents, Google, Microsoft et consorts non plus ;
  5. Le contenu de vos pages : et oui, le contenu d’un site web influe directement sur le référencement :) Attention, il ne suffira pas de mettre bêtement et méchamment des mots clés sur des pages pour que celle-ci remontent sur des requêtes associés à ceux-ci. Tout le contenu n’est pas traité de la même manière par les bots et algos des moteurs de recherche. Par exemple, les balises de titre, type H1, seront considérés comme zones chaudes et pris en considération de manière plus importante. De même, le nombre de fois ou un mot clé ressort dans le texte est aussi important, à condition de rester raisonnable (là encore, répéter 100 fois un même mot clé dans un texte de 200 mots n’a aucun intérêt, vous pourrez même être sanctionné pour ce genre de pratiques) ;
  6. Les images : bien renseigner toutes les balises en lien avec les images, que ce soit le titre de l’image ou la balise alt. Pourquoi ? Par exemple, si le navigateur a du mal à utiliser l’image, il affichera le texte de cette balise qui est aussi lu par les moteurs de recherche. Ces balises sont importantes car les moteurs de recherche ne savent pas lire dans les images (en tout cas, pas encore).

Offpage

  1. la situation géographique de l’utilisateur : on revient ici sur la notion de mobilité pour les utilisateurs web. En fonction de la position géographique de l’utilisateur, que ce soit sur desktop mais évidemment principalement sur mobile, les résultats proposées pour une même requête seront différents. Le test est simple : faîtes une recherche sur le mot clé « restaurant » à différents endroits, les résultats proposés seront adaptés à votre position.
  2. les backlinks : l’un des critères dont l’importance ne semblent pas faiblir, le nombre et la qualité des backlinks. Un backlink correspond à une url pointant vers l’une des pages de votre site internet. Concrètement, et dans plupart des cas, cela signifie que plus le nombre de backlinks est important, meilleur le référencement sera. La qualité de ces backlinks rentrent aussi dans la balance de l’algo : seul le nombre ne signifie pas, il faut que les liens qui renvoient vers votre site proviennent de sites de qualité.
  3. l’historique de recherche : si vous utiliser le navigateur google chrome et que vous êtes loggués avec votre compte google/gmail, votre historique de recherche aura un impact sur vos résultats de recherche. Google part du principe que, si vous avez visité une URL et que cette URL peut correspondre à votre recherche, il peut la pousser car elle a de grandes chances d’être relevant.
  4. le nombre de partage sur les réseaux sociaux : plus le nombre de partage est élevé, plus votre contenu sera valorisé par Google. C’est encore plus vrai avec le réseau social Google+, même si celui-ci est en train de mourir de sa belle mort.
  5. l’âge du site : et oui, plus un site est « ancien », meilleur pourra être son référencement. On recoupe ici un critère de crédibilité et de qualité de contenu. Google estime, en partie, que plus un site est ancien, plus il est digne de confiance.

Est-ce que le SEA à un impact sur le SEO ?

La réponse est NON !! Tous les acteurs de la recherche web veille à établir un mur entre les deux départements pour éviter toutes dérives. C’est bien la qualité de l’algorythme en référencement naturel qui doit créer l’audience qui sera ensuite monétisé par l’intermédiaire du paid search.

Quelques outils qui vont bien

Seorch– un outil qui passe en revue les principaux facteurs de référencement du site dont vous aurez saisi l’URL ;
Woorank – dans la même veine que Seorch en plus pédagogique et visuel ;
PageSpeed Insights – pour mesurer la vitesse d’affichage des pages d’un site internet avec score pour le desktop et pour le mobile à la clé ;
Google Webmaster Tools et Bing Webmaster Tools – des outils concurrents aux fonctionnalités quasi similaires : vous renseigne sur les erreurs de crawl, vous permet de renseigner une sitemap, vous indique le nombre de pages de votre site indexées, …

Pour aller plus loin

How search works – une vidéo qui n’a pas vieillit, même si elle date de 2010 (avec Matt Cutts)
How search works – part 2 – cette fois Google présente le fonctionnement d’un moteur de recherche avec un petit site ludique et clair –
Cours de référencement sur Open Classrooms (ancien Site du Zéro)
SEO starter guide – le b.a.-ba du SEO par Google

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