Si un jour, par le plus grand des malheurs, vous vous retrouvez coincés dans une grotte, sans nourriture et sans eau, sachez que vous pourrez survivre 3 jours, pas plus. C’est la nécessité de s’hydrater qui se fait sentir en premier puisqu’on peut tenir 30 jours sans manger. Voilà.

Dans cette situation de crise, vous serez bien contents d’avoir sur vous un Gobi, cette petite gourde made in France qui combat à son niveau la multiplication des déchets sur la planète : avec une gourde, plus besoin de bouteilles Evian, Vittel ou Rozana qui finissent par tuer des bébés phoques sur la banquise.

Interview de Samuel Degrémont, co-fondateur de Gobilab 

L'équipe de Gobilab

Florence, Xavier et Samuel

Stéphane Maltor : Peux-tu te présenter ? Quel est ton rôle chez Gobilab ?

Samuel Degrémont : « Je m’appelle Samuel Degrémont, je suis l’un des fondateurs de Gobilab avec Xavier Moisant & Florence Baitinger. Je viens du conseil digital, donc je connais bien le web, comme Xavier qui a la même origine professionnelle, le conseil en agence. Florence est plus spécialisée en affaires publiques, et environnement. Chez Gobilab je m’occupe de la production, de nos sites web, des réseaux sociaux (en partie). Et d’abord, du commercial ! »

Quel est le concept de Gobilab ?

Samuel Degrémont :  « Nous commercialisons une bouteille réutilisable design fabriquée en France appelée Gobi. Cette gourde est sans bisphénol-A, et présente la particularité d’être personnalisable : on peut changer l’image qui est littéralement « dans » l’eau. On met à disposition une plateforme de personnalisation pour les internautes, qu’ils puissent personnaliser facilement leur Gobi : www.begobi.com

Derrière cet objet, on s’attaque aux déchets qui jonchent notre existence, et ceux qui sont les plus facile à supprimer : les gobelets en plastique au bureau, et les petites bouteilles d’eau qui sont aussi vites jetées que consommées.

En complément à Gobilab, on a sorti aussi www.eaupen.net, qui est un réseau gratuit qui référence les points d’eau en accès libre : vous avez soif, vous lancez Eaupen, et si une fontaine est proche, vous pourrez remplir votre gourde (ou votre Gobi!) sans dépenser un sou… et sans faire de déchets ! »

Gobi et e-commerce

 Gobilab en chiffres, ça donne quoi ?

Samuel Degrémont :  « On est en croissance de 20% depuis 3 ans, on approche du demi-million d’euro de CA. »

 Vous êtes présents en e-commerce + boutique physique. La proportion des ventes, c’est combien ?

Samuel Degrémont :  « En réalité, on est d’abord un acteur B2B : on vend environ 85 % de nos Gobi en B2B en direct aux entreprises, afin d’équiper leurs salariés. On travaille avec des petites PME de 4 personnes qui s’équipent en Gobi, comme des groupes de 5000 personnes qui déménagent et offrent un Gobi à leurs salariés. Sur les 15% restants, 10 sont vendus sur notre site, et le restant en boutique. On travaille avec des boutiques positionnées plutôt design, arts de la table, cadeau. »

Peux-tu dresser un rapide bilan depuis le lancement de Gobilab ?

Samuel Degrémont :  « Expérience très enrichissante, éprouvante, passionnante. Le charme de l’entrepreuneriat, c’est que les journées ne se ressemblent jamais….mais elles sont toujours trop courtes ! »

envoi de gobis

Quels sont vos principales sources de trafic ?

Samuel Degrémont :  « On a un référencement naturel assez bon sur notre thématique, qui s’est installé progressivement (on produit pas mal de contenu éditorial). On teste régulièrement toutes les nouveautés publicitaires (par exemple, on a fait une campagne Waze récemment) mais notre budget est limité pour de l’achat. On utilise aussi les systèmes de recommandations de shopping type Spreadbutton, on fait pas mal d’opés sur Facebook, on est membre de collectifs web avec d’autres e-commerçants pour essayer de jouer l’effet réseau (partage de traffic, réductions communes…). On essaye d’être actifs sur tous les réseaux sociaux. »

Après le lancement du minigobi, des projets dans les cartons ?

Samuel Degrémont : « On vient de lancer le Mini Gobi (25cl) qui est idéal pour les enfants et les petites soifs (table de nuit par exemple). On a plein d’autres projets dont un qu’on espère révéler avant l’été… mais chuuut ^^ »

Mini gobi

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