Findus et la crise de la viande de cheval dans les lasagnes, Petit Bateau accusé de sexisme, La Redoute et le « bad buzz » de l’homme nu, Orange et sa méga panne de réseau, les cuisines de Quick et les souris, Nestlé et l’attaque de Green Peace, la profession hôtelière qui se mobilise pour limiter l’influence de Trip Advisor, le joli dessin de Pénélope sur le chalutage profond, … Je vais m’arrêter ici mais le nombre d’entreprises faisant face à des défis de taille quant à leur e-réputation sont nombreuses. Pour aller plus loin, mieux vaut se tourner vers un spécialiste. Albéric Guigou, co-fondateur avec Fabrice Ivara de l’agence Réputation Squad, répond à mes questions et revient sur l’évolution de l’agence, les tendances de l’année 2014 et donne LE bon conseil pour les entreprises qui souhaitent optimiser leur image sur internet.

Interview d’Albéric Guigou, co-fondateur de Réputation Squad

Alberic Guigou d'e-réputation squad, cofondateur

Albéric Guigou

Stéphane Maltor : Peux-tu te présenter ?

Albéric Guigou : « J’ai un double cursus, Science Po Aix-en-Provence et EM Lyon qui m’a amené pendant longtemps dans le marketing et les nouvelles technologies. Co-fondateur de Reputation Squad, cette entreprise allie ces deux aspects de ma personnalité : problèmes sociétaux et technologies web et digital. Je suis plus précisément en charge de la communication et des RH, mon associé Fabrice Ivara s’occupant plus du financier et de l’administratif. Evidemment, je gère avec mes équipes un certain nombre de comptes clients »

 Après 4 années, peux-tu dresser un rapide bilan sur l’évolution de l’agence ?

Albéric Guigou : « Les premiers pas de l’agence se sont faits dans un « garage » ou plutôt dans une péniche.Nous étions une poignée, aujourd’hui, nous sommes trente, basés à Rennes [NDLR : 4 personnes dans un studio de développement] et Paris. Le sujet de l’e-réputation était naissant à l’époque et nous n’avions pas de certitudes sur le marché et son potentiel. Très vite, nous nous sommes rendus compte que le besoin à adresser était important, que ce soit pour les individus ou les marques. »

Introduction to Reputation Squad from ReputationSquad on Vimeo.

 

Sur votre vidéo de présentation, vous évoquez des chiffres de croissance de 2 à 3 chiffres tous les ans. Êtes vous sur la même tendance pour l’année 2013 ?

Albéric Guigou : « Absolument, 2013 est une année qui a réaffirmée nos certitudes sur notre modèle. Nous sommes sur une tendance à 2 chiffres. »

Quelles sont vos prévisions de tendances pour l’année 2014 pour le marché de l’e-réputation ?

Albéric Guigou : « La tendance principale est celle de la maturité du secteur : les appels d’offre sont de mieux en mieux structurés par des équipes de plus en plus au courant et de moins en moins d’évangélisation à faire.

Aujourd’hui, la gestion de l’e-réputation est intrinsèque à toutes démarches de communication plus ou moins sérieuse. Tous les groupes à partir d’un certaine taille l’intègre automatiquement.

L’autre tendance est celle de l’évolution des outils : ceux-ci sont aujourd’hui stablilisés ce qui permet notamment d’améliorer le livrable et toutes les démarches clients. »

 L’émergence de nouveaux acteurs sur le marché de l’e-réputation ne vous effraie pas ?

Albéric Guigou : « Non, ça ne nous effraie pas. On est confiant dans nos fondamentaux. On pense qu’en tant que pureplayer nous apportons une réelle valeur ajoutée par rapport à ces agences là. Par contre, le message peut être brouillé et nous devons le clarifier auprès de nos prospects et clients. Beaucoup de gens disent faire de l’e-réputation, on le voit sur les réponses appels d’offres : de nombreuses agences répondent, mais souvent leurs recommandations se rapprochent de leurs métiers initiaux comme les RP ou la pub. »

Le marché était auparavant essentiellement B to B ou B to C pour des gros comptes type « personnalité ». Le marché n’est il pas en train de se démocratiser, de s’ouvrir ?

Albéric Guigou : « La réalité financière continue de reposer sur les grands comptes en B toB, sur les marques et les personnalités. Les particuliers sont prêts à passer du temps sur leur image en ligne, certes, mais ceux qui sont prêts à payer des spécialistes, ce sont seulement ceux qui ont subit une attaque. »

Si tu devais donner un seul conseil aux entreprises pour optimiser leur e-réputation en 2014 ?

Albéric Guigou : « Être à l’écoute de ce qu’il se dit. Avant les dirigeants, les équipes marketing, R&D pouvaient être coupés de la réalité de leur partie prenantes tels que les consommateurs ou les revendeurs. Aujourd’hui, avec le web social, on a la chance d’avoir un retour transparent. Il est important de savoir mettre en place une veille et d’analyser ce qu’il se dit. »

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